PASCAL VREBOS : « JE SUIS COMME UN AUTEUR MORT »

PASCAL VREBOS : « JE SUIS COMME UN AUTEUR MORT »

Enseignant, animateur télé mais aussi dramaturge, Pascal Vrebos déclare chaque année son amour au théâtre en concevant une nouvelle pièce. Cette passion va se déclarer dès le plus jeune âge et l’accompagner toute sa vie.

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  • Le 26 janvier 2020 – 10:00
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  • Photo : Jeanne Tilly (CC BY NC ND)

Assis sur un de ces canapés en velours rouge du Théâtre des Galeries de la Reine, Pascal Vrebos fait la lecture de sa nouvelle pièce : Le Pervers Magnifique. Au quotidien, l’artiste a pris l’habitude de se mettre en scène sur les plateaux télé. Mais ici c’est une toute autre mise en scène. Entouré de plusieurs professionnels, l’animateur lit avec énergie son œuvre. Ne se définissant pas comme journaliste, Pascal Vrebos préfère se comparer à « un auteur mort ». Il met toute son énergie dans cet art. Et, comme il aime l’expliquer, « le théâtre restera toujours mon canal préféré. Sur scène, tout est possible ! ».

MOLIÈRE EN CULOTTES COURTES

« Enfant, j’avais des places gratuites à tous les spectacles… Ma mère était secrétaire au Palais des Beaux-Arts ». C’est dans ce mythique lieu bruxellois que le jeune Vrebos découvre Molière, dont les pièces n’auront bientôt plus aucun secret pour lui. Pourtant, Pascal Vrebos confie que cette passion contient une part de hasard. « J’ai vu un si grand nombre de spectacles de danse, tels que ceux du Bolchoï, que j’aurais pu aussi devenir danseur », plaisante-t-il. Mais pour cet artiste dans l’âme, le théâtre permet de dépasser le simple rôle de spectateur. « C’est un grand moment de rêve et de liberté. »

A 17 ans, il écrit sa première pièce. Il décide de travailler sur la suite d’une des plus célèbres pièces du dramaturge français : L’Avare. « C’est impossible que la pièce se termine ainsi », s’était-il dit. En 1992, L’Avare II vit donc le jour.

Depuis une quinzaine d’années, Pascal Vrebos enchaine les œuvres. « Une fois qu’une pièce est écrite, je pense déjà à la suivante ». Lorsqu’une de ses œuvres est jouée aux États-Unis, il essaie d’y assister le plus possible, étant donné son intérêt pour ce pays. « J’ai le trac mais dès que j’ai l’occasion d’aller à l’étranger, j’y vais ! C’est vraiment tout autre chose. »

Cette année, Le Pervers Magnifique a rejoint les pièces favorites du présentateur télé. Cette comédie dans l’air du temps conte l’histoire de trois femmes de la même famille, toutes trois victimes d’hommes toxiques. Violences conjugales, féminicides et émancipation sont au coeur de la pièce. Pascal Vrebos a trouvé qu’il était crucial de mettre sur les planches ces sujets omniprésents dans l’actualité des derniers mois.

« Je fais une lecture tous les ans, à 20h20, le 20 août sur une terrasse à Patmos ». Mais cette fois-ci, la lecture s’est effectuée dans ce théâtre des Galeries, avec un comité restreint. Une fois la lecture terminée, les invités confient leurs opinions au dramaturge avant de partir. Une dernière discussion dans l’intimité dans une des salles de l’établissement entre le directeur et Pascal Vrebos. Débattant des dernières modifications, Pascal Vrebos, tourné face à la scène, imagine peut-être sa prochaine œuvre jouée avec passion.

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